C’est bien depuis 2016 que les autorités judiciaires avaient été saisies, grâce à M. Leubou qui avait levé le lièvre. Dès sa prise de fonction en janvier 2015 comme Chef de la Cellule Informatique de la Direction de la Dépense de Personnel et des Pensions à la Direction Générale du Budget au Minfi, il s’était attelé à l’assainissement fichier solde de l’Etat. Dans son travail il avait ainsi découvert que pendant une décennie, son prédécesseur Hubert Abena en complicité avec des militaires, avait fait payer une nuée de rappels indus, et accordé des soldes consulaires à tort, au bénéfice d’hommes en tenue travaillant pourtant au Cameroun.
Tout en annulant ces vols de deniers publics, M. Leubou avait pris le soin d’en saisir sa hiérarchie, à charge pour celle-ci de savoir qu’elle suite réserver à l’affaire, connue comme étant le phénomène Mboma.
Qu’il s’agisse d’annulations frauduleuses de certains remboursements d’avances de solde ou sur pension, de perceptions de salaires à des grades inadéquats, toutes choses dont le TCS est aujourd’hui saisi, ont eu pour déclic les découvertes de M. Leubou… Il convient donc de prendre ses distances avec ceux qui le présentent comme ayant été pris dans une nasse tendue pour les prévaricateurs du Minfi, puisqu’il en fut un des principaux accusateurs.
Grâce aux faits qu’en leur temps il avait du reste documentés, certaines personnes avaient été arrêtées au Minfi et incarcérées à Kondengui dont il vient lui aussi de franchir les grilles, sur la base de dénonciations recueillies auprès de personnes qu’il avait contribué à y envoyer…
La justice sereinement établira les responsabilités des uns et des autres, identifiant les coupables tout en relaxant les innocents, et c’est la bonne gouvernance de l’Etat de droit qui en sortira gagnante. Même si certains se congratulent certainement déjà

de la Cellule Informatique de la Direction de la Dépense de Personnel et des Pensions à la Direction Générale du Budget en date du 08 janvier 2015,

En février 2016, Emmanuel Leubou fut interpellé par le Commissaire de police Vincent Meba, pour une affaire dont les coupables étaient connus et incarcérés à la prison centrale de Yaoundé. Il passa pas moins de 12 jours dans les cellules de la Direction de la Police judiciaire à Yaoundé, quand l’intervention du Procureur de la République en personne demanda sa libération immédiate, une telle détention étant arbitraire.
Tirant une autre flèche de son carquois, le Commissaire Meva saisit ultérieurement le TGI de Yaoundé pour demander l’interpellation de M. Leubou, dans une affaire concernant la nommée Singo Wanga Régine, à qui il aurait promis sauver sa carrière si elle acceptait de témoigner contre le chef de la Cellule informatique de la DDPP de la DGB.
Alors qu’il était serein et poursuivait sa mission, confiant au fait qu’il avait régulièrement informé sa hiérarchie de la pratique d’annulation des remboursements des avances de soldes et avances sur pension qu’il avait découverte, sur dénonciation anonyme dont le caractère calomnieux pourrait sous peu être établi, il s’est plutôt retrouvé suspect dans le cadre d’une procédure diligentée par le TCS. Que lumière soit faite, et justice rendue à un responsable qui se dit pourchassé par les attaques d’Hubert Abena et son acolyte le Commissaire Meva, contre qui M. Leubou avait d’ailleurs porté plainte pour harcèlement.